Elus de Gauche et Républicains

Tribune d'octobre 2017

 

Après la réduction des crédits aux quartiers prioritaires dans le cadre de la politique de la ville, déjà fortement réduits par le Département, et dans une plus large mesure l’annulation d’environ 300 M€ des crédits de l’État destinés aux collectivités territoriales ; suivis d’annonces inquiétantes relatives à l’autonomie fiscale des collectivités cet été, la diminution des  financements des emplois aidés vient confirmer nos inquiétudes face à la politique sociale du gouvernement Philippe.

S'ils ne peuvent pas et n'ont pas vocation directe à lutter contre le chômage, ces emplois, maladroitement appelés « aidés », sont indispensables à l’insertion des plus éloignés du monde du travail, à l’action sociale des collectivités ou encore à la vitalité du tissu associatif de nos territoires.

À l’image de la politique départementale de coups de ciseaux dans les budgets culturels et sportifs, ou encore l’incessante remise en question des dotations cantonales associatives, le nouveau gouvernement a pris « en marche » une réelle politique d’austérité.

Est-ce parce que cela figure une politique de droite que la majorité de Dominique Le Mèner garde le silence face à ces mesures iniques ?

Imputant tous les maux de notre collectivité au précédent gouvernement, et répétant à cor et à cri que la baisse des dotations de l’État précipitait la fin du Département, nous n’entendons aujourd’hui plus la majorité départementale ! Pas plus d’ailleurs sur la suppression démagogique de la réserve parlementaire, pourtant précieuse au financement de projets locaux.

Nous considérons que la remise en cause de ces dispositifs constitue un coup porté à l’accès aux services publics, à l’égalité des chances en matière scolaire et au dynamisme des territoires qu’ils soient ruraux ou urbains.

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